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Petite histoire de la Grande Lecture

Première édition de La Grande Lecture 2009 : une mise en bouche

À l’occasion de l’édition 2009 (du 20 au 26 avril) de la Semaine mondiale d’action en faveur de l’éducation, la thématique proposée était La Grande Lecture.
 
L’ICÉA, en partenariat avec la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération canadienne pour l’alphabétisation en français (FCAF) et le Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ), y a participé, réunissant au café Mai-Montréal arts interculturels (MAI) une cinquantaine de personnes, majoritairement issues du milieu de l’alphabétisation.
 
Pour l’occasion, des étudiants de différents centres de formation ont participé, soit en présentant des totems créés dans le cadre du projet Citoyen à part entière, soit en lisant un texte qu’ils avaient écrit et publié dans les recueils     Le Printemps des lettres ou Ma plus belle histoire.

> Pour participer à La Grande Lecture 2010


Contexte

Lors du Forum mondial sur l’éducation tenu en avril 2000 à Dakar, au Sénégal, 185 gouvernements se sont engagés à faire échec à l’analphabétisme d’ici 2015, en priorisant une Éducation gratuite et de qualité pour tous (EPT).
 
C’est dans cette optique que l’on a vu naître la Campagne mondiale pour l’éducation (CME). Son objectif :
§          mobiliser la société civile sur un thème commun pour faire pression sur des gouvernements et les agences internationales afin que ceux-ci concrétisent le projet d’une Éducation gratuite et de qualité pour tous.
 
Entre autres activités, la Semaine mondiale d’action en faveur de l'éducation, organisée sous l’égide de l’UNESCO, s’inscrit comme un événement annuel organisé dans le cadre de la CME. Cette semaine est une occasion unique pour des millions de personnes partout dans le monde d’exprimer, par leur participation à la même activité, leur désir de voir réaliser les promesses faites par leur gouvernement à Dakar.

Objectifs du cadre d’action définis en 2000, à Dakar :

  1. Développer et améliorer sous tous leurs aspects la protection et l’éducation de la petite enfance, et notamment des enfants les plus vulnérables et défavorisés;
  2. Faire en sorte que d’ici 2015 tous les enfants, notamment les filles et les enfants en difficulté ou issus de minorités ethniques, aient la possibilité d’accéder à un enseignement primaire obligatoire et gratuit de qualité et de le suivre jusqu’à son terme;
  3. Répondre aux besoins éducatifs de tous les jeunes en assurant un accès équitable à des programmes adéquats ayant pour objet l’acquisition des connaissances ainsi que des compétences liées à la vie courante;
  4. Améliorer de 50 % les niveaux d’alphabétisation des adultes, et notamment des femmes, d’ici 2015, et assurer à tous les adultes un accès équitable aux programmes d’éducation de base et d’éducation permanente;
  5. Éliminer les disparités entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire d’ici 2005 et instaurer l’égalité dans ce domaine d’ici 2015 en veillant notamment à assurer aux filles l’accès équitable et sans restriction à une éducation de base de qualité avec les mêmes chances de réussite;
  6. Améliorer sous tous ses aspects la qualité de l’éducation et garantir son excellence de façon à obtenir pour tous des résultats d’apprentissage reconnus et quantifiables, notamment en ce qui concerne la lecture, l’écriture, le calcul et les compétences indispensables dans la vie courante.