ICEA

Institut de coopération pour l'éducation des adultes
 

L'éducation populaire et l'action communautaire autonome

J'aime l'éducation populaire - photo de André QuerryLe 11 décembre dernier, l’ICÉA participait à la journée de réflexion sur les pratiques d’éducation populaire des organismes d’action communautaire autonome organisée par la Commission de l’éducation des adultes et de la formation continue.
 
À cette occasion, les nombreux organismes invités ont fait valoir l’importance de créer des conditions qui soient propices à une plus grande collaboration entre l’éducation populaire et les secteurs plus formels de l’éducation des adultes. Au nombre de ces conditions, on note la nécessité de reconnaître largement toute les formes d’éducation, qu’elles soient formelles ou non formelles, et de lier cette reconnaissance à l’expression d’un leadership accru du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). Pour les organisations présentes, il semblait évident que l’action des organismes d’éducation populaire relevait du leadership du MELS même si leur mission éducative visent l’emploi, la santé, la famille ou l’immigration.
 
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des organisations du milieu de l’éducation des adultes en général et de l’éducation populaire en particulier réclament un plus grand leadership du MELS. Déjà en mai 2013, lors de l’événement 24 heures pour un Québec apprenant organisé par l’ICÉA, il était demandé que le MELS assure la cohérence et la continuité de l’offre de service de l’État. Dans la déclaration de l’ICÉA pour le développement de l'éducation et de la formation des adultes au Québec produite à la suite de cet événement, ce leadership du MELS s’incarnait dans un processus de consultation multisectorielle qui mettait de l’avant les besoins d’apprentissage et de formation des adultes.
 
Lors de cette journée de réflexion, l’ICÉA a pour sa part réitéré sa volonté de participer à la reconnaissance de l’éducation populaire et à la valorisation de la fonction éducative de l’action communautaire autonome. Plus particulièrement, l’ICÉA a soutenu que la valorisation de l’éducation populaire autonome ne doit pas se faire au détriment de l’action communautaire. L’ICÉA estime que l’éducation populaire et l’action communautaire autonome favorisent la concrétisation du droit à l’éducation et de son accessibilité pour la population adulte; qu’elles visent le développement des capacités individuelles et collectives dans une perspective de citoyenneté, permettant ainsi aux personnes d’être parties prenantes du développement social du Québec; et qu’elles contribuent à l’accroissement de la capacité des adultes à exercer pleinement leurs droits.