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Institut de coopération pour l'éducation des adultes
 

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Lire pour apprendre, comprendre et agir

La publication des résultats du Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (PEICA) a ramené à l’avant-scène la notion de littératie. Ces résultats présentent un portrait des compétences des adultes liées à l’utilisation de l’écrit. Ils sont d’une grande utilité pour les gouvernements, les organismes de la société civile et les acteurs économiques, notamment dans la conduite d’actions stratégiques liées à l’alphabétisation et au développement des compétences en littératie.
Cependant, il faut prendre garde de ne pas les interpréter de manière trop simpliste. Qui n’a pas déjà lu, dans la presse écrite, un article déplorant le fait qu’un Québécois sur deux pouvait être considéré comme analphabète? Cette vision dichotomique des compétences des adultes s’accompagne trop souvent de discours négatifs qui dramatisent, dévalorisent ou banalisent les mesures de la capacité des adultes à utiliser l’écrit.
Le présent article tente de contrer ces discours négatifs et de favoriser une meilleure compréhension des résultats du PEICA en matière de littératie. Il propose des bases d’interprétation des mesures de la littératie qui se veulent représentatives de la réalité des adultes. Il n’y sera pas question de distinguer les adultes « qui savent lire » des adultes « analphabètes », mais bien de fournir un éclairage plus complet sur les dynamiques de lecture et d’apprentissage qui caractérisent les différentes populations d’adultes visées par le PEICA.

Programme de l'éducation pour l'après-2015 : les défis à venir sur le droit des adultes à continuer à apprendre

Sur la scène internationale, une grande consultation a lieu pour définir une nouvelle politique internationale en éducation, sous le titre de Programme de développement pour l’après-2015. Dans les débats soulevés par cette consultation, l’éducation des adultes peine à se voir reconnaître une place parmi les priorités. Trop souvent, par le passé, une rhétorique favorable à l’éducation des adultes ne s’est pas traduite en progrès éducatifs significatifs pour les adultes. D’ici septembre 2015, date d’adoption du Programme de développement pour l’après-2015, il faut intensifier la pression pour faire de l’éducation des adultes une priorité. À cet effet, l’Assemblée mondiale de l’éducation des adultes, qui se tiendra à Montréal en juin 2015, est un événement stratégique.
Avec le présent article, nous voulons rendre compte de certaines contributions au débat sur la définition de nouveaux engagements internationaux en éducation des adultes, et plus particulièrement de l’apport de la société civile à ce débat. Nous mettons l’accent sur le défi posé à la société civile relativement à la mise en œuvre du droit à l’éducation des adultes, au-delà de la rhétorique des déclarations et en réponse à un discours réducteur sur l’éducation.

Mardi 13 janvier 2015 - ICÉA

Signalement

COMITÉ DE RÉDACTION
Daniel Baril, directeur général (ICÉA)
Paula Duguay, présidente du comité consultatif sur les politiques en éducation des adultes (ICÉA)
Hervé Dignard, agent de recherche et de développement (ICÉA)
RELECTURES CRITIQUES
Louise Brossard, chercheuse en éducation des adultes (ICÉA)
RÉVISION LINGUISTIQUE
Louise Brossard, chercheuse en éducation des adultes (ICÉA)

Hervé Dignard, agent de recherche et de développement (ICÉA)

CRÉDIT PHOTO
André Querry

INSTITUT DE COOPÉRATION POUR L’ÉDUCATION DES ADULTES (ICÉA)
www.icea.qc.ca
Les opinions et les interprétations figurant dans la présente publication sont celles des auteurs. Elles ne représentent pas nécessairement celles des membres de l’ICÉA.
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