ICEA

Institut de coopération pour l'éducation des adultes
 

Les engagements internationaux du Québec en matière d’éducation des adultes : un rapport de l’ICÉA

Depuis 1949, l’UNESCO organise des conférences internationales sur l’éducation des adultes (appelée CONFINTEA). En 2009 se tenait la sixième conférence, d’où l’acronyme CONFINTEA VI. Les CONFINTEA ont lieu tous les douze ans et, à mi-parcours, entre deux conférences, l’UNESCO organise une conférence pour faire le bilan de la mise en œuvre de la déclaration adoptée. Ce bilan de mi-parcours sert également à définir des perspectives d’ici la prochaine conférence. 
 
À l’occasion de la conférence de mi-parcours qui se tiendra du 25 au 27 octobre 2017 à Séoul, l’ICÉA a produit deux rapports. Ces deux rapports font état du niveau d’application de la déclaration par les gouvernements canadien et québécois. 
 
Nous présentons ici le rapport qui concerne l’État québécois. Ce rapport couvre la période de 2009 à aujourd’hui. Il n’évalue donc pas les services déjà en place. À titre de rappel, ce rapport fait état des services déjà en place avant 2009.
 
Depuis 2009, le gouvernement québécois a fait preuve de peu de nouvelles initiatives en ce qui concerne l’éducation des adultes (ÉA). En effet, il n’a pas renouvelé le plan d’action en matière d’éducation des adultes qui s’est terminé en 2007. Au nom de la rigueur budgétaire, il a réduit les fonds publics destinés à l’éducation des adultes, ce qui a eu un impact majeur sur les populations et les organismes d’éducation les plus désavantagés.
 
En 2017, le dépôt de la Politique de la réussite éducative présente une vision large de l’éducation en ce sens où elle inclut l’éducation tout au long de la vie. Cela dit, cette politique ne prévoit pas de stratégie globale d’éducation tout au long de la vie. Les principales actions concrètes prévues en matière d’ÉA concernent essentiellement l’alphabétisation. 
 
Heureusement, des investissements ont été annoncés en alphabétisation et en éducation des adultes. Bien qu’ils offrent une bouffée d’air frais, après des coupes du financement public qui ont fait très mal, ces investissements ne sont toujours pas à la hauteur des besoins. Aussi, la plupart des engagements financiers seront plus importants après 2018, année électorale au Québec. Il reste à voir si ces promesses financières seront tenues et bénéfiques pour les adultes qui cherchent à augmenter leurs compétences. L’ICÉA compte bien faire des bilans réguliers du financement de l’éducation des adultes.